mercredi, 02 novembre 2011
Le Socialiste Papandréou Trompe l'europe avec la complicité des camarades Socialistes Francais
Papandréou donne le coup de grâce
Georges Papandréou L'ami des socialistes Francais signe dans la nuit de jeudi à vendredi et annonce 3 jours plus tard que l’accord pris à 17 et à l'unanimité est suspendu au résultat d’un référendum organisé en Grèce au début de l’année prochaine : dans 3 mois ! Le « coup » est assez significatif de l'attitude constante depuis 60 ans des Socialistes Européens "prêt aux pires sacrifices" pour prendre le pouvoir"
on ne peut qu’être très surpris du coup d’éclat de Papandréou, pour ne pas dire offusqué par une telle décision de looser ou machiavéliquement calculée.
Jeudi soir le premier ministre Grec savait pertinemment ce qu’il allait faire, que sa signature n’avait en fait qu’une valeur très relative puisque suspendue à un vote ultérieur qui lui échappe largement. Il n’a pas prévenu ses partenaires d’une telle disposition d’esprit.
Il y a là tricherie contre l’esprit même de la gouvernance européenne
Le premier ministre grec brise ouvertement une solidarité européenne
Georges Papandréou en pratiquant comme il vient de le faire, après un effacement de 50 % accepté de la dette de son pays, en reniant peu ou prou 3 jours plus tard sa propre signature, porte le coup fatal à l’UE quelles que soient par ailleurs les conséquences financières et monétaires d’un NON au référendum qu’il prétend organiser.
Nous n'avons plus à faire à des responsables respectant des règles, des engagements, mais à des mafieux socialistes jouant au poker avec des cartes dans les manches et des couteaux sous les tables. Il est urgent de sortir du tripot.
Francois Hollande et les socialistes Royal, Delanoe et Fabius ( qui somnole sur la photos) sont les amis et complices de Georges Papandréou celui qui est en train de détruire l'europe et de proposer aux francais un retour au socialisme d'état.
Attention François Hollande est un Dangereux Stalinien => en 2012 il ne faudra pas ce tromper et choisir entre la liberté et le Goulag....
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lundi, 31 octobre 2011
Pétition contre le droit de vote des étrangers
09:52 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
dimanche, 05 juin 2011
Enfin, La Preuve que la Fance est bien une république Communiste...
Il est intéressant d'examiner dans quelle mesure le programme du Manifeste du parti communiste est mis en œuvre à des degrés divers, sous prétexte de justice sociale, dans les social-démocraties.
Il est patent qu'en ce domaine, la France a des longueurs d'avance sur les autres pays, comme on peut s'en rendre compte en examinant chacun des points du manifeste communiste. Peu de pays sont allés aussi loin dans la réalisation du programme communiste - en laissant de côté les pays ouvertement communistes ou socialistes (Corée du Nord, Cuba, URSS d'antan, Allemagne nazie ou nationale-socialiste...).
Le manifeste du Parti communiste, Karl Marx - Friedrich Engels, 1847, liste des 10 propositions :
Expropriation de la propriété foncière et affectation de la rente foncière aux dépenses de l'État.
La richesse du pays n'étant plus dans la terre, l'objectif a été renversé : plutôt que de créer des kolkhozes, c'est l'Europe (via une Politique Agricole Commune malthusienne) qui subventionne les agriculteurs (faute de subvention, si on laissait faire le marché, cette agriculture disparaîtrait car elle n'est pas compétitive : c'est donc le contribuable européen qui, pour des raisons politiques, est appelé à financer des activités non rentables). La vente des terres agricoles est régulée en France par des "Sociétés d'Aménagement Foncier et de l'Espace Rural" (SAFER). Des "Commissions Départementales d’Orientation Agricole" ont la main mise totale sur les locations de terre.
Impôt fortement progressif.
L'impôt sur le revenu est progressif, et non proportionnel. Le taux marginal supérieur dépasse 50% depuis des décennies, et il n'y a pas de baisse notable en vue. A comparer avec les pays de l'Est, qui, sortis du communisme, ont instauré des impôts proportionnels (flat tax) très bas (13% en Russie), sans même parler des États-Unis où plusieurs États, et non des moindres, n'ont même pas d'impôt sur le revenu (Alaska, Floride, Nevada, Dakota du Sud, Texas, Washington et Wyoming).
Abolition de l'héritage.
En cent ans, le taux marginal de l’impôt sur l’héritage est passé de 1% à 40% (60% pour les successions sans lien de parenté). Le Sénat français reconnait que "le régime général d'imposition des successions et des donations en Allemagne, au Royaume-Uni et aux États-Unis est nettement plus favorable qu'en France" (http://www.senat.fr/lc/lc3/lc3_mono.html).
Confiscation des biens de tous les émigrés et rebelles.
Même si la dictature du prolétariat n'est pas encore à l'ordre du jour, la France a un passé chargé en la matière : émigration des protestants au XVIIe siècle, puis des nobles pendant la Révolution, confiscation et mise sous séquestre des biens juifs en 1942, carnet de change en 1982, "troisième émigration" au début du XXIe siècle des diplômés et des plus fortunés vers Royaume Uni, Belgique, Suisse, États-Unis, etc, malgré une exit tax instaurée en 1999 (imposition immédiate des plus-values de cessions ou d’échanges de titres lorsque le contribuable transfère son domicile fiscal hors de France). Certes, il ne s'agit pas de confiscation autoritaire, mais de fuite de certaines élites devant des prélèvements confiscatoires ou l'absence de perspective dans un pays sur-étatisé.
Centralisation du crédit entre les mains de l'État, au moyen d'une banque nationale, dont le capital appartiendra à l'État et qui jouira d'un monopole exclusif.
La Banque de France, créée en 1800 et nationalisée en 1945, a longtemps eu ce rôle de centralisation du crédit. Aujourd'hui la BCE est chargée de conduire la politique monétaire unique en euro et de réguler les taux d'intérêt (pilotage des taux à court terme sur le marché monétaire de l'euro). Les plus grandes banques ont été nationalisées après 1981, et n'ont été que progressivement privatisées par la suite. Le scandale du Crédit Lyonnais (politique expansionniste sans frein avec l'aval de l'État dans les années 1990) illustre l'incompétence de l'État dans ce domaine.
Centralisation entre les mains de l'État de tous les moyens de transport.
Faite pour une bonne part :
- - monopole de la SNCF : bien qu'en principe toute entreprise européenne puisse désormais faire du fret ferroviaire sur les grands axes du réseau français, aucune licence d'opérateur ni de certificat n'ont en fait été délivrés. La SNCF fait tout ce qu'elle peut pour éliminer la concurrence, par exemple en interdisant le transport par autocar entre villes (décret-loi de 1934 qui interdit la création de lignes d'autocars). Le trafic voyageur devrait cependant être ouvert à la concurrence en 2010 (trafic international) et 2013 (trafic domestique).
- - monopole de la RATP à Paris (peu apprécié de ceux qui subissent les grèves fréquentes et le "service minimum" quotidien).
- - Renault, nationalisée après la Seconde Guerre mondiale, a subi un simulacre de privatisation en 1996 (l'État et les "investisseurs institutionnels" ayant ensemble la majorité).
- - Air France, nationalisée en 1945, n'a été privatisée qu'en 2004, la participation de l'État restant encore importante.
- - transport de courrier, monopolisé par la Poste
- - taxis tenus par un numerus clausus (depuis 1937 à Paris[1] !)
- - transport de l'énergie électrique : monopole EDF (jusqu'en 2004)
Les transports en France ne sont pas financés seulement par les usagers, mais aussi par des taxes telles que le versement transport.
- ^ "En 1937, la profession était libre, en 1938, on a fixé un maximum de 22 000 taxis pour l'agglomération parisienne, et par suite de pressions diverses, ce nombre a été réduit progressivement à 12 500, de telle sorte que, pour une ville qui a doublé depuis 1938, le nombre des taxis jugés strictement indispensables en 1938 a été réduit de moitié. On protège non seulement les hommes, mais aussi les machines, car sur ces 12 000 taxis autorisés, il y en a 1000 seulement qui sont autorisés à faire le "doublage", c'est-à-dire à travailler avec deux chauffeurs, mais pour tous les autres. il ne peut y avoir qu'un seul chauffeur travaillant dix heures par jour. Ceci veut dire que l'on a doublé systématiquement le montant de l'investisssment nécessaire pour desservir la population parisienne, c'est-à-dire que l'on a absorbé là des capitaux qui faisaient défaut ailleurs, par exemple pour construire des maisons" (Jacques Rueff, L'expansion sans inflation, p.109 - Œuvres complètes, Plon, Paris, 1980, p.454n)
Multiplication des manufactures nationales et des instruments de production
La France a été le seul pays occidental à connaître un plan et un "Commissariat au Plan" (qui existe toujours, on a changé son nom en Conseil d'analyse stratégique), le plan (d'inspiration soviétique) étant la fameuse « ardente obligation » du général de Gaulle. Depuis, on a eu l'économie mixte et les grands projets pharaoniques de politique industrielle façon Plan Calcul, Concorde ou TGV, qui sont toujours très appréciés par les élites gouvernantes, bien que la plupart aient conduit à des échecs cuisants (pour le contribuable qui les finance). Début 2005, le gouvernement annonce la création d'une "ambitieuse agence chargée de promouvoir l'innovation industrielle". On a oublié l'échec des "Ateliers nationaux" créés en 1848 pour donner du travail aux chômeurs par des programmes de "grands travaux" (idée reprise avec succès par toutes les dictatures du XXe siècle).
Travail obligatoire pour tous; organisation d'armées industrielles, particulièrement pour l'agriculture.
Echec sur ce plan-là. Il est difficile de parler de "travail obligatoire pour tous" au pays des 35 heures hebdomadaires et des records de chômage. Le STO a laissé de mauvais souvenirs, mais les grèves sont très populaires, surtout quand ceux qui les mènent sont parmi les plus privilégiés du système.
Combinaison du travail agricole et du travail industriel; mesures tendant à faire graduellement disparaître la distinction entre la ville et la campagne.
L'exode rural est continu depuis un siècle, le travail agricole, dévalorisé et assisté par l'État, disparaît au profit principalement de la fonction publique. Les villes grandissent au point de dévorer les campagnes, avec entre elles les friches du "désert français".
Éducation publique et gratuite de tous les enfants. Abolition du travail des enfants dans les fabriques tel qu'il est pratiqué aujourd'hui.
Réalisé à 100% (plan Langevin-Wallon, projet de réforme scolaire égalitariste du physicien Paul Langevin et du psychologue Henri Wallon, tous deux membres du Parti Communiste Français), avec une école de piètre qualité, à programme unique, sans sélection par le mérite, sans lien avec la réalité professionnelle et qui offre à tous des diplômes sans valeur. Les "enfants" qui vont dans les "fabriques" ont souvent plus de 20 ans !
La seule sélectivité scolaire tolérée et "politiquement correcte" en France est celle qui se fait au profit de l'État (Grandes Écoles chargées de pourvoir les corps de l'État et de l'Administration). La carte scolaire empêche le libre choix de l'établissement (collège).
Le monopole de la Sécurité sociale a été fondé en 1945, sous l'égide des communistes. Le résultat épouvantable est maintenant connu de tous. Lorsqu'il s'agit de l'Abrogation du monopole de la Sécurité Sociale, la France, en revanche, est la dernière à la réaliser.
Claude Reichman fait état dans son article Pour quelles raisons la France n'est-elle toujours pas sortie du communisme ? des origines du basculement de la France vers le communisme. En effet, il explique la manière dont les syndicats de gauche ont pris le contrôle des rouages administratifs, politiques, économiques et sociaux de la société française et comment ils s'y sont maintenus avec l'accord tacite des dirigeants politiques qu'ils soient de droite (faiblesse voire lâcheté) ou de gauche (convergence idéologique).
17:36 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : satline, lénine, communiste, socialiste, ump, strauss khan, melenchon, aubry, hollande, royal, sarkosy, thiverny, oise, montataire
La France est le dernier grand pays communiste
C'est triste à dire, mais depuis 30 ans, la France est bien le dernier grand pays communiste. Il y a bien d'autres exemples comme Cuba ou la Corée du Nord, mais ce sont de petits pays et ils ne sont pas importants ! Heureusement, Nicolas Sarkozy va moderniser un peu tout ça !
D'abord, on est le pays du monde où on paye le plus d'impôts ! Même dans les pays du Tiers-Monde, on en paye moins ! Et les impôts, c'est vraiment un truc de communistes. On prend l'argent des riches pour le donner aux pauvres. C'est une honte ! Ca décourage les gens de devenir riche et ça les incite à rester pauvres ! Du coup, les pauvres vivent beaucoup mieux que les riches, ce qui est quand même scandaleux ! Avant, on pouvait se retrouver à donner 75% de ses revenus pour les impôts, comme Johnny par exemple. Ca veut dire qu'il travaillait 3 jours sur 4 gratuitement pour l'Etat, on ne peut plus payer plus de la moitié. Mais c'est encore bien trop ! Malheureusement, il ne peut pas encore les baisser plus d'un coup, sinon les gens, qui ne savent faire que de râler, diraient "Oh, il fait encore des cadeaux à ses amis riches". Alors que c'est pas des cadeaux, c'est de l'argent à eux qu'on leur rend !
Ensuite, l'Etat se mêle de tout ! On a une tonne de services publics qui servent à rien, comme La Poste, EDF, la sécurité sociale... Et les fonctionnaires qui les dirigent profitent de leurs contrats pour que rien ne change et qu'on n'ouvre pas à la concurrence des entreprises privées ! Comme ça, ils peuvent garder leur monopole et piquer les sous des gens pour rester à ne rien faire. Alors que sans les services publics, si on privatisait tout, ça marcherait bien mieux ! Les gens qui travaillent pourraient être virés plus facilement alors ils auraient pas intérêt à glander comme des fonctionnaires ! Et avec la concurrence, les prix pourraient baisser ! Mais on préfère avoir des services publics communistes dirigés par des syndicats, qui prennent la population en otage dès qu'on touche à leurs privilèges pour que rien ne change et qu'ils continuent à rien foutre. Et on va dire aux gens que c'est parce que faire de l'argent avec la santé ou des services utiles à tout le monde, c'est mal. Mais ça sert à quoi des trucs qui permettent pas de faire de l'argent, hein ?
On a des lois qui datent du XIXème siècle, comme les 35 heures par exemple. Du coup, les gens ne peuvent même plus bosser assez pour créer de la richesse, c'est interdit ! Donc ils restent pauvres. Et on a des tas de lois pour empêcher les patrons de faire ce qu'ils veulent ! Quand un patron embauche quelqu'un, il est obligé de le garder tout le temps ! Du coup, les patrons vont plus oser embaucher des gens puisque c'est trop risqué ! Et comme en plus ils payent beaucoup de charges, ça coûte trop cher de faire travailler des gens, et ils se retrouvent même à payer plus qu'ils ne gagnent ! Alors qu'un patron, c'est un investisseur, et c'est normal qu'il gagne beaucoup d'argent quand il en a mis dans une entreprise !
Et enfin, les médias sont tous à la botte des soixante-huitards. Si les gens avaient des médias vraiment libres, ils pourraient être plus intelligent et s'apercevoir que le communisme c'est mal ! Mais les télés, les radios et les journaux font de la propagande pour faire croire n'importe quoi aux gens. D'abord, on arrête pas de voir des pauvres, mais au lieu de dire "regardez, il faut pas faire comme eux, il faut bosser", ils vont dire "regardez les malheureux, on leur donne même pas de quoi se loger" ! Comme si c'était à l'Etat de loger les pauvres ! Et tout ça les incite à rester pauvres, forcément, puisqu'en plus les gens les soutiennent dans leur envie de rien foutre ! Pour les dernières élections présidentielles, c'est un miracle que Sarkozy soit passé ! Parce que tous les médias étaient contre lui ! Dans les journaux, tout le monde disait qu'il était dangereux, qu'il était trop de droite, et qu'il fallait mieux garder une politique communiste. On faisait croire aux gens que la politique de Chirac était de droite, alors que c'était de gauche, et qu'être de droite, c'était comme ça et pas comme avec Sarkozy. Heureusement, les gens ont été assez intelligents pour bien voter, mais il y a quand même 47% de gens qui ont voté pour une communiste d'extrême-gauche ! Et comme les médias étaient jaloux que la démocratie ait quand même triomphé, ils ont continué à dire que ce que faisait Sarkozy était nul, que le pouvoir d'achat baissait (alors que c'est pas vrai, je l'ai dit dans un autre billet), et du coup, l'extrême-gauche a pu revenir pour les municipales ! Il serait temps que les médias ne soient plus aux mains des communistes, pour que les gens se réveillent un peu !
Jespère que la France retrouvera un jour sa grandeur et arrête de vouloir rester un pays du Tiers-Monde ! Qu'on arrêtera de faire fuir les riches et qu'on prendra modèle sur les Etats-Unis, qui sont le meilleur exemple de ce qu'il faut faire en politique ! J'aime la France parce que c'est mon pays, mais ça me désespère de voir qu'elle s'enlise dans le communisme, et ça me ferait mal de devoir la quitter pour réussir ma vie !
17:30 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : communiste, melenchon, sarkosy, de villepin, mitterand, hollande, aubry, oise, montataire, thiverny, paris, strauss khan
Déjeuners secrets avec la presse : l’autre scandale de l’affaire DSK ?
Quelques journaux qui titrent sur l'affaire DSK. Crédit Reuters
Vue d’Amérique, l’information est plus que dérangeante. Elle est pourtant passée presque inaperçue dans le flot ad nauseum de nouvelles sur l’affaire DSK... Quelques semaines avant son arrestation, le champion socialiste, le Jedi du FMI censé rétablir l’équilibre dans la Force après un quinquennat de stupre sarkozyen, organisait des déjeuners secrets avec la crème des journalistes politiques parisiens.
Quel était le concept de ces rencontres pour « happy-few » médiatiques ? DSK disait tout… mais les journalistes, eux, ne pouvaient rien en dire ! Curieuse dialectique médiatico-politique. Enfin… jusqu’au crash new-yorkais et à la mort politique de l’intéressé, qui a brisé de facto le vœu de silence des journalistes. Des journalistes qui ne pensaient vraisemblablement pas à mal en acceptant de taire les informations qu’ils recevaient, puisque c’est un des leurs (Denis Jeambar de Marianne), qui a raconté par le menu, et avec une candeur désarmante, le contenu de l’une de ces rencontres secrètes.
Pas encore officiellement candidat mais déjà en pré-campagne (notamment en vue des primaires socialistes), Dominique Strauss-Kahn avait invité fin avril les pontes des rédactions de Marianne, du Nouvel Obs et de Libération, pour trois déjeuners « off » dans de grands restaurants parisiens. Une façon informelle et pleine de tact d’anticiper la mue du directeur-général du FMI en candidat socialiste et de dévoiler en primeur aux heureux élus (et à mots à peine couverts) son intention de se porter candidat à la présidentielle… tout en exigeant encore une fois de ses convives qu’ils demeurent bouche cousue.
Un travail de désinformation ?
Et tant pis si le travail des journalistes présents consistait justement à assurer au quotidien la couverture de la campagne électorale… Tant pis surtout pour leurs lecteurs qui ont pu lire dans leurs colonnes, et jusqu’à l’arrestation de Dominique Strauss-Kahn, des informations tronquées sur la primaire socialiste. Ce petit cirque aurait eu d’ailleurs toutes les chances de perdurer quelques semaines encore sans l’intervention de la police new-yorkaise…
Le doute sur les intentions de DSK, savamment entretenu par ses proches, était indéniablement un acte politique, qui jouait en sa faveur tant il faussait la campagne interne au parti socialiste, handicapait les challengers (Royal, Hollande) et faisait monter un « désir » artificiel auprès de l’opinion. Mais la connivence d’une brochette de journalistes avec un politicien en vue posait surtout un sérieux problème de déontologie.
Connaître trois mois à l’avance les intentions d’un homme politique dans une course présidentielle n’a rien à voir avec un banal embargo de quelques heures ! L’alibi du « off » n’est pas recevable face à des éléments et des rencontres de cette importance ! Le « off » journalistique a pour objet d’enrichir et d’humaniser les données recueillies au cours de l’enquête… pas d’opérer de la rétention volontaire.
Manquement au devoir d’informer donc. Mais la portée de ces causeries informelles allait bien au-delà du fameux « atterrissage en douceur » voulu par les proches de DSK. Dans la campagne qui s’annonçait, l’ex-futur candidat socialiste comptait sur « l’engagement militant » de ces trois médias traditionnellement orientés à gauche qui (doux euphémisme) ne portent pas Nicolas Sarkozy dans leurs cœurs.
Reprenons le compte-rendu édifiant du déjeuner dressé par Denis Jeambar. En plein exercice de séduction, DSK demande au patron de Marianne (Maurice Szafran) si son journal « souhaite bien que la France soit débarrassée de ce type-là ». Nicolas Sarkozy s’entend… La réponse de Maurice Szafran semble convenir à Dominique Strauss-Kahn qui poursuit : dans ce cas-là, « Marianne n’a pas d’autre choix que de (le) soutenir dans ce combat ».
Les déjeuners. Les journalistes. Le « off ». Tout s’explique. Même pour l’ingénu Denis Jeambar qui perçoit une demande de « soumission » (qu’il considère toutefois « choquante »). Ces déjeuners, au secret scrupuleusement respecté par des dizaines de journalistes, n’étaient en réalité rien de moins que la mise en branle d’une machine de guerre journalistique contre Nicolas Sarkozy au service du PS.
Pour DSK, les journalistes présents avaient vocation à se transformer en fantassins au cours de la campagne présidentielle. L’auraient-ils déçu sur ce point ? Impossible de le dire, mais leur simple silence sur ces rencontres éminemment politiques en faisait de toute façon des alliés objectifs d’un DSK en lévitation sondagière.
Aux Etats-Unis, les convives de ce genre de déjeuners auraient eu à s’expliquer devant leurs confrères (et le public)… et auraient in fine été renvoyés. En France, le copinage (qui tourne souvent à l’enrôlement partisan) semble demeurer la norme… une zone grise et malsaine de la vie politico-médiatique.
17:26 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dsk, socialistes, hollande, dominique strauss khan, edit, thiverny
vendredi, 13 mai 2011
«J'ai enlevé mon voile au péril de ma vie»
Un Article édifiant sur les ravages de l'intégrisme...

Alors que le gouvernement prépare une loi d'interdiction du voile intégral, «Le Figaro Magazine» publie en exclusivité des extraits du livre Sous mon Niqab* : une terrible aventure qui s'est déroulée dans la France du XXIesiècle, à quelques centaines de mètres de chez vous...
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«Zeina fait partie des jeunes filles musulmanes qui ont étudié et ont un travail, ce qui n'est pas si simple dans une famille traditionnelle où on lui dit : «A quoi cela te servira-t-il, inch Allah ! Tu trouveras un mari»... Elle rencontre un jeune homme dont elle tombe amoureuse. Il est croyant, mais sans ostentation. Ils se marient. Mais, peu à peu, alors qu'elle est enceinte de quelques semaines, le climat entre eux change...
J'ai été interloquée un jour où nous avons croisé une femme voilée, quand mon mari m'a vivement saisie par le bras, me l'a indiquée d'un geste du menton :
Macha'Allah ! Ce que Dieu veut ! Regarde- la, c'est certainement une bonne épouse. C'est une femme bien, qui ne veut pas se montrer.
Je ne savais pas comment réagir, je ne savais pas s'il plaisantait ou s'il était sérieux. Je n'ai donc pas réagi, nous avons poursuivi notre chemin. Je n'ai plus pensé à cet incident jusqu'au week-end suivant où, là, l'insistance de mon mari a frôlé le harcèlement. Chaque femme voilée que nous croisions entraînait son satisfecit.
Macha'Allah ! Ce que Dieu veut !
(...) Portais-je vraiment une tenue indécente, ce jour où il m'avait probablement guettée par la fenêtre et m'attendait sur le palier ? J'ai été surprise de le voir là. Surprise et heureuse. J'ai ri, je lui ai demandé pourquoi il m'attendait, j'ai escompté un baiser. Il m'a répondu par un violent coup de pied dans le tibia. Mon rire s'est arrêté : qu'est-ce que tu as ? Qu'est-ce qui se passe ?
Il m'a répondu par une gifle, m'a demandé si je comptais devenir exhibitionniste. Je suis restée interdite, je ne comprenais pas ce que j'avais fait de mal. Il ne m'a rien expliqué, m'a juste craché :
La prochaine fois que tu sors dans une telle tenue, sache que ce ne sera pas la peine de revenir.
«Ton Paradis est sous les pieds de ton époux»
Accepter de porter un voile court en croyant limiter les exigences, c'est en fait mettre le doigt dans l'engrenage. Les mois passent, Zeina va bientôt accoucher. Son mari exige qu'elle abandonne son travail et reste à la maison. Il lui dit qu'elle doit lui être soumise, qu'il la sauvera ainsi de l'Enfer : «Ton Paradis est sous les pieds de ton époux.» Après lui avoir imposé le jilbab en la rouant de coups, il lui offre un cadeau dans une boîte qu'elle répugne à ouvrir. Elle s'y résout enfin...
Le niqab et les différentes pièces que j'allais désormais superposer jusqu'à disparaître complètement aux yeux du monde, je les ai étalés sur le lit. Je savais exactement dans quel ordre procéder pour m'en vêtir, j'ai évité de réfléchir, il fallait que je me lance. J'ai enfilé d'épaisses chaussettes noires, un pantalon de jogging, noir lui aussi. Les «soeurs» rencontrées à la mosquée me l'avaient conseillé quand je m'étais affublée du jilbab. Je n'en voyais pas l'utilité puisque la robe traînait par terre, mais elles m'avaient expliqué qu'un pantalon me protégerait si un coup de vent malencontreux soulevait quelque peu ma robe, ou bien si je la soulevais moi-même pour monter des marches ou pour protéger l'ourlet de la pluie. Je serais ainsi rassurée : aucun homme ne pourrait entrevoir la forme de ma cheville revêtue de noir ou, pis encore, celle de mon mollet. J'avais suivi leur conseil : puisque je faisais une chose, autant la faire bien ; n'était-ce pas ce que l'on m'avait toujours répété ?
«Ce tissu (...) aussi raide qu'une cage»
J'ai enfilé ma nouvelle robe en regrettant celles que je portais sous le jilbab. Elle était tout aussi large, mais beaucoup plus raide, carrée, dénuée de toute fluidité, de toute souplesse. Et puis tellement noire... J'ai espéré que quelques lavages viendraient à bout de cette résistance, à bout de cette noirceur, mais les jours qui ont suivi m'ont vite détrompée : ce tissu était condamné à rester aussi raide qu'une cage, aussi noir que la mort. (...)
J'avais pensé que l'étape la plus difficile serait celle du port du niqab proprement dit, cette sorte de cape entièrement fermée, entièrement opaque, très ample, qui s'enfile par la tête et descend jusqu'aux chevilles, avec un trou pour la face et deux autres trous à hauteur des mains, des trous sagement munis d'élastiques afin justement d'y glisser les mains, mais sans que la forme de l'avant bras ni même celle du poignet se dévoilent aux regards quand on soulève le bras. J'ai enfilé mes gants noirs, je me suis saisie à deux mains du long rabat cousu à la cape, sur le sommet du crâne, et tombant à mi-poitrine, doté d'une très fine fente pour les yeux, je l'ai tiré, j'ai dissimulé mon visage.
Il me restait à poser le dernier accessoire : le carré de mousseline muni de deux rubans à nouer à l'arrière de la tête. Je l'ai plaqué sur mon front, les rubans filaient entre mes doigts gantés. Je m'y suis reprise à plusieurs fois, je m'énervais, je ne parvenais pas à serrer le noeud, je ne voyais plus rien dans la pénombre de la chambre, le carré est tombé par terre, je me suis accroupie, j'ai sangloté. J'étais aveuglée par mes larmes. Au bout de longues minutes, j'ai senti des mains qui frôlaient ma nuque. Mon mari venait de nouer le carré. Je me suis relevée, je l'ai machinalement remercié.
«[Mon] ombre noire me faisait peur»

Dans l'ascenseur, j'ai tourné le dos au miroir : l'ombre noire qui s'y reflétait me faisait peur, c'était une inconnue menaçante, une inconnue sans identité, ce n'était pas moi. J'ai préféré l'ignorer. Je ne me suis jamais regardée dans un miroir quand j'étais revêtue du niqab, je ne me suis jamais vue en fantôme. Dès que j'ai posé le pied dans la rue, j'ai été envahie par un sentiment d'étrangeté. Il me fallait m'habituer à mon champ de vision rétréci par le tissu opaque qui dégageait à peine mes yeux et dansait à chaque pas, frôlant mon nez puis s'en éloignant, à la semi-obscurité imposée par la mousseline, dans laquelle j'allais évoluer jusqu'à la fin de mes jours. Car il était évident que le niqab m'emprisonnerait jusqu'à ce que je rejoigne le Paradis, la question ne se posait même pas. A moins que ne vienne une autre idée à mon mari, mais que pouvait-il imaginer de plus terrible ?
Je n'osais pas avancer, je me sentais bizarre et je l'étais. Je rajustais ce voile qui glissait sur ma tête, m'aveuglait, glissait à nouveau quand ma démarche se faisait heurtée, quand elle cessait d'être lente et solennelle. Je craignais aussi de trébucher sur un obstacle que le niqab m'aurait dissimulé. Mais il me fallait avancer. Au bout d'une centaine de mètres, je me suis fait une raison : après tout, personne ne pouvait me reconnaître, je n'étais plus désormais qu'une ombre sans visage et sans nom. Pourtant, j'ai juste eu envie de baisser les yeux, de baisser la tête et de regarder le sol. Je n'ai plus jamais levé les yeux du trottoir, je n'ai plus jamais redressé la tête. Jusqu'au jour où j'ai arraché ce voile.
«A la porte de l'école, j'ai dû décliner mon identité»
J'ai été surprise par le premier salam aleykoum que m'a lancé un vieil homme en plaçant respectueusement sa main à la hauteur de son coeur. Je ne le connaissais pas, j'ai supposé qu'il faisait erreur, je ne lui ai pas répondu. A la caisse de la supérette, j'ai vu deux clientes s'écarter devant moi pour me céder le passage ; elles m'ont saluée avec déférence, l'une d'elles était pourtant une voisine que je côtoyais tous les jours, je me suis contentée de hocher la tête, je ne voulais pas qu'elle entende ma voix, je ne voulais pas qu'elle me reconnaisse. Pas encore, pas tout de suite. J'étais encore moi. Le lendemain, à la porte de l'école, j'ai dû décliner mon identité ; le niqab n'a pas posé le moindre problème, je n'étais d'ailleurs pas la seule maman fantôme du quartier, et j'ai eu droit au sourire amical de la directrice, puis de la maîtresse, qui n'ont fait aucune allusion à mon visage dissimulé.
(...) Je me suis habituée à répondre poliment aux salam aleykoum que m'adressaient les autres «soeurs» en niqab croisées dans la rue, et à échanger quelques paroles avec elles, même si je ne les connaissais pas : telle était la règle du jeu entre les Pures, les Parfaites. J'ai appris à les reconnaître quand elles étaient accompagnées de leurs enfants ou de leur époux, à ne pas chercher à deviner leur identité quand elles étaient seules, ce qui est peu fréquent.
«Les «soeurs» ne m'appelaient jamais par mon prénom»
Et j'ai très vite intégré les règles de ce jeu, qui sont des règles absolues, intransgressibles. Ainsi, les «soeurs» ne m'appelaient jamais par mon prénom, il me paraissait inimaginable d'appeler l'une d'elles par le sien : on ne prononce jamais le prénom d'une femme en niqab, un homme ou n'importe quelle personne étrangère pourrait l'entendre, or nul ne doit le connaître : il reste «entre nous». Je n'ai jamais su pourquoi, et je ne l'ai d'ailleurs jamais demandé tant cette règle semblait ferme, et surtout évidente pour toutes les autres femmes. Comme elles, j'ai appris à ne jamais élever la voix en public. Le jour où j'ai croisé une «soeur» dans un centre commercial, entourée de ses enfants qui chahutaient, j'ai observé son manège : elle ne les a pas grondés, elle ne les a pas rabroués, elle a calmement prié son mari de venir remettre un peu d'ordre, et elle s'est tenue en retrait, dans une attitude de totale neutralité, pendant qu'il distribuait les gifles. De même, j'ai appris qu'il m'était interdit d'éclater de rire, de blaguer, de m'exclamer, évidemment de lancer des mots vulgaires : seuls les mots «propres», prononcés doucement, m'étaient autorisés. Je devais aussi apprendre à être toujours à l'écoute des autres, de leurs problèmes, une attitude qui leur procurait du bien, mais qui me permettait surtout de gagner des hasanats, des bons points, dans la perspective de ma vie future au Paradis. Bref, je devais me montrer digne de mon niqab, et transmettre à tous notre «savoir-vivre», celui des parfaites musulmanes.
«Regarde ce spectre»
(...) La première fois que j'ai été insultée par un inconnu, dans la rue, je revenais seule de l'école où j'avais déposé mon enfant après le déjeuner. Je marchais tête baissée, comme j'en avais pris l'habitude, le mot a claqué dans mes oreilles : «Regarde ce spectre.» Je ne me suis pas retournée, mais j'ai immédiatement compris que «le spectre», c'était moi. J'ai eu mal, mais j'ai fait semblant de ne pas avoir entendu. Je n'ai pas réagi. De toute manière, je ne réagissais plus à rien. J'ai baissé encore plus la tête, mon menton s'est enfoncé dans le bas de mon cou, et j'ai continué ma route. Je l'ai entendu plusieurs fois, ce mot. «Le spectre.» Avec ses variantes : «le corbeau», et même «le corbeau de merde», «le fantôme», «Dracula». Je ne réagissais pas, j'avançais, c'est tout. Ces insultes ont cessé de me toucher. Peut-être que j'entrais dans mon nouveau rôle de Pure, celle qui se consacre à la prière et à sa famille. Peut-être que j'avais cessé d'être.
Avec les semaines puis les mois, je me suis habituée au niqab. A force de le revêtir, j'ai cessé d'éprouver l'impression d'enfermement qui m'étreignait les premiers jours, quand je me sentais étouffer à l'intérieur de ce sinistre costume. Quand est venu l'été, j'avais même cessé de ressentir la chaleur, mais il est vrai que mes sorties s'étaient alors considérablement réduites. Oui, je m'y étais habituée, il y avait même des jours où je m'y sentais bien, je m'amusais parfois de pouvoir observer tout le monde sans être reconnue par personne. Sous mon niqab, je pouvais grimacer, je pouvais bâiller ou même rêvasser pendant que l'on me parlait, je pouvais ne pas répondre : j'étais une Parfaite, j'étais un symbole, et nul n'aurait pu m'en vouloir si je ne rebondissais pas sur une conversation. Mon rôle de sage n'était-il pas d'écouter ? J'avais cessé d'exister, sinon dans la fierté qui se reflétait dans le regard de tous ceux qui me regardaient. Je n'étais plus moi, j'étais la représentation de leur islam.
J'étais terriblement seule sous la cloche de tissu qui me séparait du reste du monde. J'évoluais dans mon monde où régnait le néant. Je ne pouvais pas avoir une discussion normale avec quiconque dans mon entourage, puisqu'il était entendu que j'avais dépassé la normalité pour devenir un être supérieur. C'est du moins ce qu'ils croyaient. Ils ne savaient pas que, désormais, j'étais rien.»
*Sous mon niqab, de Zeina, avec Djénane Kareh Tager (Editions Plon).
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dimanche, 08 novembre 2009
Les entreprises confrontées à la montée de l'islam
Un tiers des sociétés se disent préoccupées par les revendications de leurs salariés à l'égard du port du voile, des jours fériés et de la prière.
«La gestion de l'Aïd est un véritable casse-tête», raconte le manager d'un réseau de transport. «La moitié de mes chauffeurs de bus sont musulmans. Quand ils demandent tous à s'absenter ce jour-là, comment fait-on pour assurer 100 % du service ?»
Pour anticiper ces tensions, certaines entreprises distribuent maintenant un calendrier de toutes les fêtes religieuses à leurs chefs d'équipe. Tandis que d'autres s'opposent systématiquement aux «absences pour motif religieux». «Chaque entreprise bricole une place pour Allah. Si les salariés musulmans sont nombreux, ils dictent la norme. Sinon, c'est très aléatoire», résume l'anthropologue Dounia Bouzar, qui publie aujourd'hui les résultats d'une vaste enquête dans le monde du travail. (Allah a-t-il sa place dans l'entreprise ? Albin Michel). Un livre pédagogique où l'on regrette l'anonymat des managers qui racontent, au quotidien, la montée des revendications.
Un tiers des entreprises françaises se disent préoccupées, principalement en Ile-de-France, mais aussi dans le Nord-Est et le Sud-Est de la France, dans les secteurs du commerce, des services et du BTP, selon les résultats d'un sondage Ifop d'avril 2008. «Peut-on licencier une salariée qui se met à porter le foulard ?» questionnent souvent les responsables, lorsqu'ils font appel à Dounia Bouzar pour procéder à un audit. Ou encore «les grandes fêtes de l'islam doivent-elles être considérées comme des jours fériés ?». Pour orienter les entreprises, La Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde) avait émis un avis en mars dernier. En substance : les demandes religieuses peuvent être refusées uniquement lorsqu'elles pénalisent le service. Un règlement intérieur sera invalidé par la justice s'il interdit le foulard sans motif réel. Depuis, l'association IMS-Entreprendre pour la cité, qui réunit autour de Claude Bébéar de très grandes entreprises, a tenu, elle aussi, à éclairer le sujet avec un guide. Car les demandes débordent désormais le milieu ouvrier. «Dans la banque, où le nombre de cadres est important, on constate une montée des revendications d'ordre religieux. Et dans l'automobile et le BTP, la question gagne les sièges administratifs», assure Benjamin Blavier, d'IMS. Cette nouvelle visibilité alimente la crainte d'une surenchère. «D'ici peu, tout le monde va arriver avec des kippas, des croix et afficher des Christ de partout dans les bureaux», pronostique un DRH à Dounia Bouzar. «Si je tolère la moindre demande, cela va prendre de l'ampleur», s'inquiète-t-il.
Le foulard reste très mal perçu
Si les angoisses sont largement partagées, les règles appliquées sur le terrain varient très largement. Paradoxalement, le ramadan, quoique très visible, «est plutôt bien accepté dans l'entreprise» où il fait figure de tradition culturelle, affirment Lylia et Dounia Bouzar. Dans le BTP, «les DRH sont surtout préoccupés par le risque d'accident car les salariés qui ne se nourrissent pas sont plus affaiblis. Ils aménagent le plus souvent les horaires lorsque leurs salariés pratiquants sont nombreux», expliquent les auteurs. Dans la grande distribution, des «pauses longues» sont prévues à la rupture du jeûne et non à midi. «Le restaurant d'entreprise reste ouvert plus tard et propose de la soupe halal, du lait et des fruits, une sorte de smic vital quoi», témoigne un responsable. Cependant, certains cadres d'origine maghrébine regrettent une communautarisation au faciès : «Je suis athée. Pourtant, on me propose systématiquement de sortir plus tôt», s'insurge Faycal. «C'est comme si l'on disait : aujourd'hui on commémore la montée de Jésus au ciel donc nous finirons tous à 15 heures.»
Si le ramadan est toléré, la prière dans l'entreprise hérisse en revanche la plupart des salariés et des dirigeants. Symboliquement, prier au travail apparaît comme un acte «prosélyte». «Les prières, c'est à la maison», répètent la plupart des personnes interrogées. «Il est hors de question qu'il prie pendant que les autres bossent», juge un responsable. Tandis qu'ailleurs, une salariée s'enflamme : «Pourquoi on le laisserait prier alors que l'on m'a refusé un aménagement d'horaire pour aller chercher mon enfant à la crèche.»
Dans les grandes entreprises, des salles de prière ont cependant vu le jour. Notamment dans l'industrie automobile. Un constructeur français a même aménagé des vestiaires. À l'inverse, une grande marque japonaise «fait signer au salarié un engagement de ne pas pratiquer sa religion sur son lieu de travail» au mépris du droit, affirme Dounia Bouzar.
Quant au foulard, il reste très mal perçu. Sauf pour les postes subalternes, les entreprises aimeraient le proscrire. Mais la jurisprudence ramène «à des critères de droit commun», rappelle l'anthropologue. «Le simple contact avec la clientèle ne permet pas d'interdire le foulard.» Il faut démontrer qu'il contrarie les règles de sécurité, qu'il peut heurter les convictions de l'entourage ou encore qu'il nuit aux performances ou à l'intérêt commercial. Des règles de gestion générales, qui valent pour les revendications religieuses.
22:02 Publié dans Infos | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : un tiers des sociétés se disent préoccupées par les revendicatio, des jours fériés et de la prière. «la gestion de l'aïd est un v, raconte le manager d'un réseau de transport. «la moitié de mes c, comment fait-on pour assurer 100 % du service ?» pour anticiper, certaines entreprises distribuent maintenant un calendrier de to, ils dictent la norme. sinon, c'est très aléatoire», résume l'anthropologue dounia bouzar, qui publie aujourd'hui les résultats d'une vaste enquête dans le, au quotidien, la montée des revendications. un tiers des entreprises français, principalement en ile-de-france, mais aussi dans le nord-est et le sud-est de la france
mardi, 27 octobre 2009
LA REFORME DES COLLECTIVITES LOCALES : URGENTE ET NECESSAIRE

Quoiqu’en dise la gauche conservatrice, la réforme des collectivités locales est urgente et nécessaire. Depuis 20 ans, tous les gouvernements l’ont réclamée. Aucun n’a eu le courage de l’entreprendre. Cette fois-ci, le gouvernement la conduira à son terme. Il faut en finir, en effet, avec l’empilement des structures, l’enchevêtrement des compétences et l’explosion des dépenses publiques.
Entre 2004 et 2007, les dépenses des collectivités territoriales ont progressé de 50 milliards d’euros. Cette augmentation représente 60 fois le budget du ministère de la Jeunesse et des Sports ! La gauche ment quand elle affirme que la faute en revient à l’Etat qui transfère des compétences sans les moyens financiers. L’impact de la décentralisation n’explique que 11 des 50 milliards.
On ne peut pas avoir d’un côté un Etat qui s’efforce de réaliser des économies sur son « train de vie », qui refuse les augmentations des impôts et qui réduit le nombre des fonctionnaires, et de l’autre côté, des régions et des départements qui multiplient les politiques locales, créent de services concurrents, gaspillent à tout va, et explosent les impôts sans jamais se poser de questions.
La réforme veut aussi donner de la clarté aux structures et à leurs politiques. Il faut mettre un terme aux « doublons » entre les départements et les régions.
Le coeur de la réforme, c’est le rapprochement de la région et du département. Il ne se fera pas de façon autoritaire. Le nouveau conseiller territorial, siégeant à la fois au sein de l’assemblée départementale et de l’assemblée régionale, amènera progressivement et logiquement de la cohérence entre les deux échelons. Il supprimera les politiques concurrentes illisibles ce qui permettra de stopper l’explosion des dépenses publiques.
Afin d’en finir avec des départements et des régions qui font tout et n’importe quoi, qui cumulent les politiques et génèrent de la bureaucratie, la réforme supprimera la compétence générale des départements et des régions. Ces collectivités exerceront leurs compétences et ne feront rien d’autre.
Le projet de loi répond aussi au besoin de légitimité démocratique des intercommunalités en proposant d’élire désormais les délégués communautaires dans le cadre de l’élection municipale, par un fléchage des élus municipaux qui siégeront à l’intercommunalité. L’élection municipale restera l’élection fondamentale de la vie locale. Au total, il n’y aura plus désormais que deux élections locales : celle des élus municipaux et celle des conseillers territoriaux (dont le nombre passera de 6.000 à 3.000).
Le paysage sera plus lisible pour les citoyens qui ne savent plus qui fait quoi, et pour les maires eux-mêmes, parfois perdus entre le département et la région.
Contrairement à ce que disent les élus de gauche qui tremblent pour leurs baronnies et leurs fromages, il n’y a, dans cette réforme, aucune « remise en cause de la décentralisation ». Au contraire, la décentralisation sera à l’avenir plus lisible, moins onéreuse et plus efficace.
14:10 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ump;socialiste; oise; picardie;thiverny;montataire; pcf;npa;soci
jeudi, 08 octobre 2009
Il faut modifier les territoires
La trame départementale date pour l’essentiel de février 1790. Donc, si elle n’est pas désuète, elle est fort ancienne. Si elle était adaptée au XIXe et durant les premières décennies du vingtième aux réalités locales, essentiellement celles d’une France rurale et peu peuplée, se pose à tout le moins depuis vingt ou trente ans la question de la pertinence pour le présent et pour l’avenir de ce découpage départemental. Cette question a déjà été fort souvent abordée.
Par Clemenceau en 1906, dans un discours prononcé à Draguignan où il préconisait d’adapter la carte des collectivités locales en tenant compte de l’évolution des réalités économiques et sociales. Par Michel Debré en 1947, qui proposa de créer 47 grands départements. D’une manière un peu plus indirecte par Valéry Giscard d’Estaing qui indiquait qu’« un jour il faudrait choisir entre la région et le département car il ne saurait y avoir entre l’Etat et la commune deux collectivités intermédiaires ».
Cinq niveaux de pouvoirs publics
Lorsque Jean-Pierre Raffarin initia ce qu’il intitula « l’acte II de la décentralisation », il commença par esquisser l’idée que l’armature territoriale française devait reposer sur le couple Etat-Région, développant ainsi les propos tenus par Jacques Chirac deux ans auparavant dans un discours prononcé à Rennes, discours d’où il ressortait qu’il y avait trop de niveau de collectivités locales en France.
Cela aurait pu être fait en 1982, lors du lancement de la décentralisation ; mais si Pierre Mauroy et Gaston Defferre l’aurait volontiers envisagé, François Mitterrand s’y est fortement opposé. On décida donc de laisser les choses en l’état et c’est ainsi que, sans l’avoir vraiment et rationnellement et politiquement conçu, la France s’est retrouvée – la région étant devenue, par la loi du 2 mars 1982 une véritable collectivité locale – dotée d’une organisation des pouvoirs publics à cinq niveaux : l’Union européenne, l’Etat, la région, le département, la commune. Institutions dont, en outre, l’émiettement est pallié par l’existence de près de quinze mille établissements intercommunaux de coopération.
Après, c’était trop tard, surtout après les transferts de compétences de l’Etat aux départements, intervenus en 1983 et en 1985, auxquels s’est ajoutée, le 1er décembre 1988, la prise en charge, par le conseil général, d’une partie de la politique du RMI. Avec les nouveaux transferts organisés par la loi d’août 2004, songer maintenant à la suppression des départements comme entité territoriale devient presque illusoire.
La région parisienne n’est pas le Massif central
Mais j’estime qu’il ne faut pas poser la question de cette manière en parlant du département « in abstracto ». Si l’on veut vraiment décentraliser, il est certain qu’il faut modifier la carte territoriale française. Car, comportant trop de niveaux institutionnels et, dans chacun de ces niveaux, trop de collectivités, elle n’offre pas, sur le territoire, des entités politiques et administratives suffisamment puissantes pour qu’on leur affecte de manière efficace des compétences de définition et de gestion des politiques publiques transférées vers elles en provenance de l’Etat. Mais si l’on regarde les choses en tenant compte des réalités spatiales, démographiques et économiques, la bonne réponse à la question posée n’est pas, me semble-t-il, « il faut garder le département » ou « il faut supprimer le département », mais : « Quels départements pourrait-on supprimer et quels départements devrait-on garder ? ».
Est-il pertinent de pérenniser l’existence du département de la Seine qui, territorialement, est identique à la ville de Paris ? Est-il intelligent de conserver les départements d’outre-mer, géographiquement identiques aux régions d’outre-mer ? Est-il judicieux de maintenir le département du Rhône, intégré, géographiquement parlant, dans la communauté urbaine de Lyon ? Est-il fonctionnel de découper la gestion publique de l’île de Beauté entre deux département et la collectivité territoriale de Corse ? Ne pourrait-on pas, dans certaines régions aussi, supprimer les départements, comme, par exemple, ce fut évoqué par certains élus pour l’Alsace ?
Il faut sortir de la pensée française qui considère les situations acquises ou les évolutions envisagées de façon homogène, alors que la réalité à laquelle les schémas administratifs et politiques envisagés s’appliquent est très différente. Pour être plus concret, il me semble que lorsque la crise fait rage et que les recettes diminuent, il n'est pas du ressort du contribuable de maintenir le niveau de dépense des collectivités à grand coup d'augmentations d'impots.
Mais il est du devoir de chacun d'agir pour diminuer d'autant les dépenses, le premier acte censé serait donc de réduire les niveaux de services public ( peut on se permettre de financer des structures ou mis bout à bout 20 Personnes interviennent sur un sujet ou 2 à 3 suffirait.
Il est évident que nos élus n'y sont pas favorable, seriez vous prèt à scier la branche sur laquelle vous êtes assis? seriez vous à couper la main qui vous nourrie.
Il est grand temps d'agir, en structurant efficacement notre administration et en diminuant les strates souvent inutile...
07:58 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : thiverny, oise montataire, creil, communiste, socialiste, upm, vert, écolo, fonctionnaire, public, département, administration
mardi, 06 octobre 2009
La « votation citoyenne », grosse blague du week-end !
"Sauvons la Poste de la privatisation !" Voilà en gros à quoi se résumait la parodie de démocratie organisée samedi 3 octobre dans près de 10 000 "bureaux de vote", un peu partout en France.
On pourrait presque en rire si la situation n’était pas aussi grave et préoccupante...
Le projet de réforme de La Poste visant à faire de l’entreprise une entité à 100% publique qui pourra accueillir des capitaux extérieurs, afin de réorganiser ce grand corps malade, est pourtant plus que nécessaire !
La gauche s’est dit que l’occasion était trop belle pour tenter de se refaire une santé sur le dos de l’entreprise publique en organisant cette "votation militante citoyenne" (sic) dont le succès a été annoncé avant même le début du pseudo-vote !
Anne Hildago, Benoît Hamon, Arnaud Montebourg et tous les camarades n’ont cessé d’inonder le web et les médias de communiqués de presse d’auto-satisfaction devant ce "grand succès populaire", rien que ça !
cette "votation" qui n’est ni démocratique, ni légitime, ni même juridiquement fondée, est une énorme blague !
Quelle légitimité donner à un bourrage d’urne, savamment orchestré ?
Si le livre polémique "Hold Up au PS" ne suffit pas à éclairer les Français sur les pratiques plus que douteuses qui sont monnaie-courante au sein de la gauche et plus particulièrement au PS, il suffisait de se rendre sur le terrain samedi 3 octobre pour mesurer l’ampleur de cette mascarade.
Affichage sauvage, tracts par milliers dénonçant la prétendue privatisation de la Poste et des militants appelés à la rescousse pour voter (plusieurs fois) et faire voter les passants. Oui, vous ne rêvez pas, ce n’est pas la fête de l’Huma, mais un bureau de vote, tenu à n’en pas douter par des observateurs objectifs et impartiaux !
Une fois le décor planté, il est très facile de tester le "dispositif électoral"... Echaudé par les 200 militants de l’UNEF qui chantaient l’Internationale dans la rue (oui, oui, ça existe encore), je me suis rendu dans deux "bureaux de vote" où j’ai pu voter deux fois "oui" au changement de statut de la poste, et ce en toute impunité. Bulletins qui, s’ils ne sont pas "égarés ou invalidés" apportent la preuve que cette votation est une mascarade où la triche est légion...
Dimanche, alors que certains bureaux étaient encore curieusement ouverts, on nous annonçait déjà 2 millions de votants ! Tous à n
os calculettes :
200 000 militants socialistes
+ 134 000 militants communistes
+ 711 000 militants CGTistes
+ 10 000 militants du NPA
+ 10 000 militants au Parti de Gauche
+ les militants des verts
+ les militants de LO
etc, etc, etc.
Vous multipliez le tout par deux, histoire de donner un peu de poids au scrutin et voilà comment vous réussissez à faire passer dans les médias un bourrage d’urnes généralisé par un plébicite populaire !
Facile non ?
Pendant ce temps, les colis n’arrivent toujours pas au 4e étage des immeubles, les lettres mettent une semaine pour arriver, les queues ne cessent de grossir et de s’allonger devant les guichets à la Poste, mais ça, la gauche s’en fout !
Mathieu SOLIVERES
11:45 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : la poste, communiste socialistes, upm, sarkosy, npa, referendum, privatisation, thiverny, montataire


Patrice De Méritens